Les différentes classes d’ULMJean-Luc

Classe 1 (dite paramoteur)




 

Un ULM paramoteur est un aéronef monomoteur sustenté par une voilure souple ou de type parachute. Le groupe moto-propulseur peut être placé sur un simple harnais au dos du pilote, ou être monté sur un chariot. Il change de direction en manœuvrant les suspentes et répond aux conditions techniques suivantes :

  • la puissance maximale est inférieure ou égale à 60 kW pour un monoplace et à 75 kW pour un biplace ;
  • la masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et 450 kg pour les biplaces.

Classe 2 (dite pendulaire)









Un ULM pendulaire est un aéronef monomoteur sustenté par une voilure souple sous laquelle est généralement accroché un chariot motorisé. Il se pilote comme un deltaplane et répond aux conditions techniques suivantes :

  • la puissance maximale est inférieure ou égale à 45 kW pour un monoplace et à 60 kW pour un biplace ;
  • la masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et 450 kg pour les biplaces, ces masses peuvent être augmentées de 5 % dans le cas où l’ULM est équipé d’un parachute de secours, ou de 10 % dans le cas d’un ULM à flotteurs.
  • la vitesse de décrochage ou la vitesse constante minimale de vol en configuration d’atterrissage (Vs0) ne dépasse pas 65 km/h en vitesse conventionnelle .




Classe 3 (dite multiaxe)

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Un ULM multiaxe est un aéronef sustenté par une voilure fixe. C’est en fait un petit avion,  qui  se pilote de la même manière et répond aux conditions technique suivantes :

  • la puissance maximale est inférieure ou égale à 60 kW pour un monoplace et à 75 kW pour un biplace ;
  • la masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et 450 kg pour les biplaces, ces masses peuvent être augmentées de 5 % dans le cas où l’ULM est équipé d’un parachute de secours, ou de 10 % dans le cas d’un ULM à flotteurs. Le parachute et son installation répondent à des conditions techniques fixée par le ministre chargé de l’aviation civile ;
  • la vitesse constante minimale de vol en configuration d’atterrissage ne dépasse pas 65 km/h en vitesse conventionnelle.

Classe 4 (dite autogire)




Un autogire a la particularité d’avoir un rotor comme un hélicoptère mais celui n’est pas entrainé par un moteur: il est libre et c’est la vitesse du vent relatif qui le fait tourner, permettant la sustentation. Cette vitesse est obtenue par un moteur entrainant une hélice comme pour les catégories ULM précédentes. En France seuls les autogires ultralégers sont autorisés, devant répondre aux conditions techniques suivantes :

  • la puissance maximale est inférieure ou égale à 75 kW pour un monoplace et à 90 kW pour un biplace ;
  • la masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour les monoplaces et 450 kg pour les biplaces. Ces masses peuvent être augmentées de 5 % dans le cas d’un autogire équipé d’un parachute de secours ;
  • la charge rotorique à la masse maximale est comprise entre 4,5 et 12 kg/m2.

Classe 5 (dite aérostat dirigeable ultraléger)



Il s’agit d’un aérostat dirigeable ultraléger devant répondre aux conditions techniques suivantes :

  • la puissance maximale est inférieure à 75 kW pour un monoplace ou à 90 kW pour un biplace ;
  • pour un multimoteur, ces valeurs sont les puissances cumulées ;
  • le volume de l’enveloppe d’hélium est inférieure ou égale à 900 m3 ;
  • le volume de l’enveloppe d’air chaud est inférieure ou égale à 2 000 m3.

Classe 6 (dite hélicoptère ultraléger)

Un hélicoptère ultraléger répond aux conditions techniques suivantes :

  • monomoteur dont la puissance maximale est inférieure ou égale à 80 kW pour un monoplace et à 100 kW pour un biplace ;
  • la masse maximale est inférieure ou égale à 300 kg pour un monoplace et à 450 kg pour un biplace. Ces masses peuvent être augmentées de 10 % dans le cas d’un ULM à flotteurs ;
  • la charge rotorique à la masse maximale est comprise entre 8 et 20 kg au mètre carré.